Happy buy car : vers la digitalisation des concessionnaires auto

Happy buy car : vers la digitalisation des concessionnaires auto


Lancé en décembre dernier, Happy buy car est le premier site de mise en relation entre des particuliers à la recherche d’une voiture neuve ou d’occasion et des concessionnaires automobiles. La start-up a déjà testé son site en version bêta dans les Hauts-de-France auprès des concessionnaires de la région et entend bien s’étendre sur le reste de l’hexagone pour transformer en profondeur la vente de voiture. Nous avons rencontré Marjorie Philipon et Charles Giurovich, co-fondateurs du projet, pour évoquer leurs ambitions et leur utilisation des outils digitaux.

Pour commencer, racontez-nous comment est né Happy buy car.

Marjorie Philipon : Nous sommes trois associés depuis le départ : Charles, Alexandre [Piette, ndlr] et moi-même. Nos trois profils sont complémentaires : je viens du marketing et de la communication digitale, Alexandre est ingénieur informatique et Charles, qui est à l’origine du projet, a longtemps travaillé dans le secteur automobile.

Charles Giurovich : J’ai d’abord été conseiller commercial pour la marque Peugeot, avant de passer responsable commercial chez Citroën, toujours au sein du groupe PSA. Puis j’ai poursuivi chez BMW comme directeur de concession pendant trois ans. Ces différentes expériences m’ont permis de réaliser que depuis une dizaine d’années les consommateurs fréquentent de moins en moins les showrooms automobiles qu’avant. Pourquoi ? Parce que les personnes qui faisaient leur prospection en concession utilisent maintenant Internet à cet usage. Le consommateur sait quelle voiture il souhaite, avec quelle motorisation et quelles options. Tout ce qu’il veut désormais en entrant dans une concession, c’est juste un prix. Voilà pourquoi nous avons créé Happy buy car : pour que les professionnels disposent d’un outil qui leur permette d’entrer en contact avec les acheteurs dès le début de leur recherche d’une nouvelle voiture, bien plus en amont qu’aujourd’hui, pour qu’ils se positionnent comme de vrais conseillers.

Quel est votre business model ?

On veut que notre business model soit lui aussi disruptif. Autrement dit, on fait payer un abonnement mensuel aux concessionnaires pour qu’ils puissent accéder à notre plateforme et répondre aux sollicitations des consommateurs plutôt que de prendre une commission sur chaque vente comme tous les apporteurs d’affaires traditionnels,

Où en êtes-vous dans votre développement ?

Marjorie Philipon : On tourne pour l’instant avec une version bêta. On constate qu’à chaque fois qu’on traite avec de nouveaux concessionnaires, ils ont toujours des observations à nous faire pour que l’on réadapte notre produit à leurs besoins. Mais l’outil fonctionne bien aujourd’hui et on souhaite travailler avec des constructeurs pour déployer notre site à une échelle nationale. Notre ambition est d’avoir un taux de pénétration d’au moins 25% pour couvrir les demandes des prospects sur toute la France. Et surtout d’avoir des concessionnaires partenaires de toutes les marques pour que la promesse client soit tenue.

screenshot HPCombien êtes-vous dans l’entreprise ?

Nous sommes trois associés et deux stagiaires sont là pour nous aider sur la partie développement et commercial-marketing. Nos bureaux se trouvent à Compiègne au sein de la pépinière d’un parc technologique. Seul Alexandre travaille depuis Bordeaux même s’il nous retrouve régulièrement.

La distance doit nécessiter l’usage d’outils numérique pour faciliter le travail en équipe, non ?

Oui ! Nous utilisons Teamviewer, Google Drive et Dropbox pour faciliter l’accès à distance à des dossiers. Et pour communiquer, on se tourne vers Hangout ou Skype. On utilise beaucoup Redmine aussi. C’est un outil de gestion pour les méthodes agiles dans le développement web. Dès que nous avons des modifications à faire sur notre site, on entre un « ticket » pour que la requête passe en process auprès de nos deux développeurs.

Charles Giurovich : Et à l’avenir, nous aurons peut-être besoin d’un outil de signature électronique pour nos contrats. Pour l’instant on fonctionne par courrier postal ou on est obligé d’imprimer, signer, et scanner pour réexpédier les contrats mais ce n’est pas franchement pratique.


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