Qui est Laurent Alexandre, véritable gourou de l’IA ?

Qui est Laurent Alexandre, véritable gourou de l’IA ?


Énarque, chirurgien et entrepreneur, Laurent Alexandre fait partie des voix qui comptent au sujet de l’Intelligence artificielle. Il est l’un des rares, en France, à posséder une expérience suffisante et une crédibilité incontestable pour expliquer avec précision et très concrètement tout ce que cette avancée technologique peut apporter dans nos vies. Mais qui est-il ? Quel a été son parcours ? Qu’est-ce qui le passionne et le mobilise, dans l’IA ? Faisons le point !

Médecine puis… IEP, HEC et ENA

Commençons par le début. Né à Paris en juin 1960 de parents dentistes, Laurent Alexandre et sa sœur semblent commencer par suivre la voie familiale : lui devient chirurgien et urologue, quand elle se consacre à la psychiatrie. Il ne va cependant pas arrêter ses études pour autant, puisqu’il sera successivement diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, d’HEC et de l’ENA ! Il se spécialise ainsi, au-delà de la médecine, dans le management d’entreprise.

Le fondateur de Doctissimo

Le nom de Laurent Alexandre ne parle peut-être pas encore à tous les utilisateurs d’Internet, et pourtant : rares sont ceux qui n’ont jamais utilisé l’une de ses créations. Qui n’a jamais, en effet, tapé quelques symptômes sur un moteur de recherche, pour se retrouver sur une page de Doctissimo, le site qu’il fonde — avec Claude Malhuret, un médecin, entrepreneur, avocat et homme politique français — en 1999 ? Le nom de Laurent Alexandre est ainsi indissociable de l’histoire d’Internet dans notre pays. Il revendra son site de santé grand public en 2008, au groupe Lagardère, non sans avoir réalisé au passage une belle plus-value : de 20 millions de francs (environ 3 700 000 euros de 2016), sa valeur atteindra au moment de la vente 139 millions d’euros !

Viendra alors pour lui le temps de se consacrer à d’autres projets. Il sera en effet successivement secrétaire national de Démocratie Libérale, le parti d’Alain Madelin, actionnaire majoritaire (via sa société Hima notamment) d’une société de séquençage d’ADN, DNAVision, membre du club Le Siècle, et actionnaire minoritaire du journal économique La Tribune.

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Un citoyen engagé pour la transformation digitale de notre société

Laurent Alexandre a donc engrangé une certaine expérience dans le domaine du numérique. Ce qui l’a amené à prendre régulièrement la parole sur une thématique phare : l’intelligence artificielle. Selon lui, elle va connaître une croissance exponentielle, à même de remplacer — sans risque d’erreur — des centaines de milliers d’emplois. Ainsi, il mise sur l’IA et non sur les robots pour rendre plus concrète encore la transformation digitale de notre société. Il racontait, par exemple, dans la revue Nature, que des dermatologues californiens avaient reconnu qu’un système informatique s’était montré plus précis qu’eux dans le diagnostic de certaines pathologies. Une avancée notable, qui pourrait avoir des implications réelles sur l’ensemble de notre système de santé.

Son intervention au Sénat :

Bien sûr, il n’ignore en rien les conséquences qu’une suppression de postes due à l’IA pourrait avoir sur le marché de l’emploi, dans un pays où le chômage de masse semble installé dans la durée. Intelligence artificielle et emploi ne sont pourtant, selon Laurent Alexandre, pas incompatibles : s’il ne prend pas position en faveur d’un revenu universel, tel qu’il est défendu par certains politiciens et entrepreneurs (comme Bill Gates, par exemple), il estime qu’il faudra « éduquer nos enfants, nos cerveaux biologiques pour leur permettre d’être le plus complémentaires possible de l’IA, seule manière de nous rendre indispensables ».

Laurent Alexandre est donc amené à prendre régulièrement la parole sur ces thématiques. Récemment, il est par exemple intervenu au Sénat, lors d’une journée d’information sur l’intelligence artificielle. Éclairante, inspirante et à même de réveiller les consciences, son speech dans l’hémicycle a été largement relayé sur les réseaux sociaux : plus d’un million de vues en une semaine via Facebook !

Il prévoit, par ailleurs, un accroissement notable de notre espérance de vie grâce aux technologies NBIC (Nanotechnologie, Biotechnologie, Informatique, Cognitique) et à la poursuite du développement de l’intelligence artificielle. Ce qui lui faisait poser, dès 2012, la question suivante, au cours d’une conférence TEDx : « Vers une immortalité à brève échéance ? »

Passionné et passionnant, Laurent Alexandre est l’un des spécialistes incontournables de l’IA dans le monde. À écouter sans modération, ne serait-ce que pour les débats qu’il suscite !